Quatuor à cordes

The string quartet was written between December 1902 and April 1903; its first performance was given in March 1904. It is dedicated to "Mon cher maître Gabriel Fauré".

When reviewing his career in his Esquisse autobiographique, Ravel had little to say about it, and made only the modest comment: "Mon Quatuor en fa (1902-1903) répond à une volonté de construction musicale imparfaitementment réalisée sans doute, mais qui apparaît beaucoup plus nette que dans mes précédentes compositions". (Ravel, [1938]).

But it was probably his most significant composition to date. Much of the contemporary comment and criticism, including that of Pierre Lalo, centred on how much it was influenced and overshadowed by the quartet of Debussy, written ten years earlier. Debussy himself liked it:

"Debussy aimait beaucoup ce quatuor et encouragea Ravel à n'y rien changer, cependant que d'autres maîtres faisaient quelques restrictions; je ne parle pas des pontifes du Conservatoire qui ne cherchèrent mème pas à comprendre. Le compositeur Ladmirault, alors camarade de Ravel au Conservatoire, raconte que le jeune musicien présenta le premier mouvement de son quatuor à un examen; Ladmirault aperçut par-dessus l'épaule d'un juge la note infligée à Ravel: 'pénible', tandis que M. Théodore Dubois (alors directeur du Conservatoire) avait écrit: 'manque de simplicité'". ( Jourdan-Morhange, [1945], p.197)

Debussy made some direct comments to Ravel in a friendly letter written on the day of the quartet's first performance, presumably after hearing a rehearsal, and he gave advice on the dynamics of the instruments. (A facsimile of the letter with an English translation is given in Nichols [2011] p.52-53.)

Émile Vuillermoz described the individuality of Ravel's work: "Le thème est clair, mélodique, souple et affectueux, exposé dans un style harmonique d'une rare élégance. Il donne naissance à des épisodes où la curiosité d'oreille du jeune musicien se trahit à chaque instant. Le quatuor est considéré ici comme un instrument unique à seize cordes que semble émouvoir un seul archet. Dans ce genre éminemment difficile, qui a intimidé tant de bons musiciens, Ravel montre une aisance surprenante. Il a découvert de nombreux effets absolument neufs dans la 'batterie' et le pizzicato. L'architecture est très étudiée et respecte les lois les plus classiques du genre. Peu de compositions modernes peuvent se flatter de contenir 'cette fantaisie et cette raison'". ( Vuillermoz, [1939], p.51-52).

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